jeudi 6 décembre 2012

"Bougnoul"

C'est très bien ce que fait cette dame. 

Mais il faudrait aussi qu'on parle d'un truc, dans notre pays... Le racisme, en particulier envers les Maghrébins. On ne fait qu'attiser les ressentiments, les haines et les rejets de notre société en n'en parlant jamais. En n'écoutant jamais les premiers concernés. Je dis bien: JAMAIS. On ne les entend JAMAIS.

Par contre, le "racisme anti-blanc", ça, on sait. Apparemment, il y en a partout. Et si c'était une réaction au racisme? Le vrai, la suprématie blanche.


Les enfants, petits-enfants, arrières-petits-enfants des immigrés maghrébins sont toujours, dans la conscience (même pas le subconscient) française, des Immigrés.

N'est-il pas temps d'arrêter?

N'y a-t-il pas encore trop, beaucoup, beaucoup, beaucoup trop de familles françaises pour lesquelles ces citoyens sont des Arabes (alors que nombreux ne le sont pas, même si la majorité l'est), des "bougnouls" (comme je l'entendais de la bouche d'un de mes grands-pères), des "bicots" (idem) et d'autres termes si sympathiques. Mais pas ce n'est pas raciste, voyons ! On ne peut même plus parler !

Ne me dites pas que ce n'est pas vrai. Je l'ai entendu toute ma vie. J'y ai répondu toute ma vie.

J'ai même dû expliquer à une jeune fille d'origine algérienne que "bougnoul" était une insulte, tellement c'était entré dans les moeurs qu'elle ne le savait même pas. Elle se traitait elle-même de "bougnoul".
D'ailleurs, j'en profite pour faire une parenthèse étymologique pour montrer comment l'idéologie pervertit tout.

"Bougnoul", c'est un mot de la langue Wolof du Sénégal. ça veut dire "noir" (la couleur). Et après ça on me dira que c'est innocent et sans contenu ces termes raciaux... (blanc, noir, jaune, rouge)

D'abord pour désigner les "noirs" du Sénégal, ensuite pour désigner les "Arabes"... Hum... Comme disent les Américains, "there is a pattern here".

mardi 2 octobre 2012

"Race" in English and/et "la race" en français

Those of you who have read some posts on this blog have probably noticed that some are in English exclusively, some are in French exclusively, and some are in both languages.


That corresponds to a fact, that still needs to be studied in detail, at least in the comparison between the US and France, as far as I am concerned.

That fact is that the concept of race is an ever-changing one when it is observed in different cultural settings.

There are topics of "race" that are so peculiar to one culture that wouldn't even be understood by people of another culture. There are things that are so specific to the US, for instance, that I would need a whole post to first explain how different they are for a French audience without much knowledge about US culture on that topic, and vice-versa.

For instance, as an illustration of this: I almost didn't put inverted commas around "Race" in the English part of the title because "race" is taken popularly (but not in sociological research, for instance) as a biological "fact" in the US, while in France the lack of scientific validity is generally and legally recognized, hence the inverted brackets.

Celles et ceux d'entre vous qui ont visité ce blog ont sans doute constaté que certains sujets sont publiés en anglais ou en français exclusivement, alors que d'autres le sont dans les deux langues.

Cela tient au fait que le thème de la "race" n'est pas conceptualisé, vécu ni abordé de la même manière en France et aux Etats-Unis, les deux pays que je connais suffisamment bien pour pouvoir commenter leur rapport à la "race".

Comme ilustration de ce fait, par exemple: j'ai failli ne pas mettre de guillemets à "Race" dans la partie en anglais dans le titre, parce que c'est quelque chose qui est tellement "entré dans les moeurs" aux US, qu'elle y est encore prise comme un concept avec une validité biologique (dans son acception populaire mais pas dans la recherche scientifique), alors que ce n'est généralement pas le cas en France, où les guillemets marquent cette absence de validité scientifique de la "race".

mardi 25 septembre 2012

Représentations racistes dans notre quotidien

Le "quotidien", c'est aussi "Le Monde".

Ou plutôt son blog Economie.

On y trouve une représentation assez surprenante de l'évolution (darwinienne, détournée vers du "social-Darwinism").



J'ai déjà commenté cette image sur ce blog, dont on n'a toujours pas retiré l'image, très peu compatible avec le "Management et la Responsabilité Sociale" annoncée, ou alors on peut se demander si ce n'est pas fait exprès, puisque personne n'en a rien à faire, apparemment. Quoique, quand on y pense bien, le racisme a toujours très bien copiné avec le capitalisme (la forme de production). (Il faut cliquer sur le texte en dessous de l'image pour voir l'article et les commentaires).

Il est intéressant de constater que les commentaires qui révèlent l'aspect raciste du dessins sont systématiquement moqués, raillés, traités de "bêtise", les rédacteurs d'"humanistes" (apparemment ce n'est pas bien), le "combat contre le racisme" n'a rien à faire sur le site internet du Monde (ah bon, pourquoi pas, on se le demande ! Donc il y a des endroits et des moments pour s'occuper du plus grand fléau social de ces trois derniers siècles ?) ou bien on nous fait de grandes dissertations ironiques pour finalement arriver à la conclusion que l'homme "blanc" représente l'homme moderne. Cqfd.

Voici mes commentaires, reproduits ci-dessous. J'ai analysé l'image en reprenant les éléments de base constitutifs de la théorie des races ou des théories de la race... (Edit: je viens de constater qu'il y a même des éléments de craniologie)

Finalement, c'est un peu toujours la même chose. Des Eric Zemmour ont droit de citer sur toutes sortes de chaînes pour s'exprimer sur les races façon 19ème siècle, mais dès que quelqu'un montre, simplement montre, l'expression du racisme quelque part, ah non, là non, hein, "on ne peut même plus rien dire" ! Les gardiens du temple sortent de partout et nous révèlent le véritable état de la pensée raciste en France... Mes commentaires (je n'arrive pas à remettre en page, tant pis, c'est le fond qui compte):

Ce qui est marrant c’est plutôt que cette image se trouvait en face d’un article mettant en avant le grand nombre de grands diplômés Maghrébins en France. Je ne vois pas en quoi le fait de relever une influence raciste sur un dessin fait de nous des «humanistes ».

Le racisme fut un des leviers fondamentaux du capitalisme, alors je ne vois vraiment pas pourquoi en parler serait un problème sur Le Monde Economie. Mais on dirait que ça en embête certains. ça vous arrive parfois de vous mettre à la place des autres ? Pour vous dire que vous n’aimeriez peut-être pas être toujours représentés comme des grands singes. Le racisme rend vraiment sourd et aveugle.

Ceux qui OSENT dire que ce dessin ne révèle pas un sub-conscient influencé par la théorie des races ont vraiment besoin de regarder leur histoire en face… Ce dessin est un lapsus révélateur extraordinaire ! 

Curieux qu’on ne pense jamais à faire le contraire, hein ?

Je constate à l’instant que les premiers messages datent de juillet 2011 mais personne n’a pour autant eu l’idée judicieuse de retirer ce dessin et de le remplacer par quelque chose d’un peu plus sympathique pour tout le monde. Comme dit l’autre : « ça craint ! »
Et après ça on voudrait nous faire croire que le racisme a déserté les esprits et que tout le monde sait ce que c’est…

Avant de faire un courrier postal au Monde Economie (puisqu’après presque un an, cette image est toujours là), je tiens à expliquer quelques petites choses ici, puisqu’apparemment certains et certaines n’ont aucune idée de ce qu’est la théorie des races.
Cette image est un « copié-collé » des schémas de classification développés par les théoriciens des races des 18ème et 19ème siècles. Je suis désolée pour le dessinateur s’il n’y avait pas mis l’intention, mais il y a mis ce que sa culture lui a transmis de sub-conscient « racial ».

Nous avons ici une organisation typique de la hiérarchie raciale:
à gauche du tableau de classification, le « noir », qui dans les tableaux des théoriciens, était toujours côtoyé par un grand singe. C’est la « sous-race » par excellence, la référence de base, le bas de l’échelle des classifications raciales. Le singe jumeau permettait de « visualiser » une similitude souhaitée dans l’esprit raciste et l’éducation raciale.

Au centre les « rouges », les « bruns » et les « jaunes », sous-races bénéficiant pour certaines d’aspects positifs, en particulier par le fait que leur exploitation n’était pas au centre des préoccupations des Européens sur le plan économique et politique autant que la « race noire », qui était, elle, la raison pour laquelle on a inventé le concept de race.

Au bout à droite, le «blanc» (la droite, c’est plus positif que la gauche, on a jamais vu une classification se faire dans l’autre sens, cela paraîtrait même bizarre à nos yeux, sans qu’on sache forcément pourquoi, alors qu’il y a une raison en terme de «valeurs» négatives et positives liées à la «gauche» et la «droite»).

Il était côtoyé non pas d’un grand-singe (alors qu’il en est un, d’ailleurs plusieurs des grands singes ont la peau claire sous leur pelage) mais par une références aux canons de « beauté » grecs ou « caucasiens » (en particulier à cause des esclaves sexuelles caucasiennes des harems et maisons closes autour de la Méditerranée).

Dans certaines classifications, le personnage représentant le «blanc» était tout bonnement remplacé par une reproduction de statue grecque! Tant qu’à se prendre pour un mythe, autant le faire jusqu’au bout!
Alors, à tous ceux et celles qui pensent que cette représentation n’a rien de raciste, revoyez vos références, s’il vous plaît. Ou ne parlez pas de ce que vous ne connaissez pas. Instruisez-vous sur votre culture, votre histoire, vos idéologies, même et surtout sur leurs pires aspects.
Dernière chose (c’est mon fils qui vient de me le faire remarquer) car on ne voit pas toujours tout du premier coup d’oeil: la manipulation suprême dans ce dessin (ce qui peut lui donner un aspect positif) est la superposition de la théorie de l’évolution (par principe positive), et celle des races (positive pour les dominants «blancs» mais négative pour les autres).

La première avec des bases scientifiques, la deuxième le résultat d’affabulations et d’inventions tout aussi fantaisistes les unes que les autres, soit-disant validées scientifiquement, par des scientifiques auto-proclamés. Au premier coup d'oeil, on voit d’abord le positif (l’évolution), ce qui entraîne parfois un aveuglement involontaire (ou dû à l’ignorance) concernant l’aspect racial sous-jacent et superposé. Ou pas….

lundi 20 août 2012

New and old visitors/ Nouveaux anciens visiteurs

Please do not dwell on the first page only... Don't hesitate to visit the blog as there are a few other posts in the next pages...
Ne vous contentez pas de la première page du blog, il y en a d'autres plus anciennes...

mardi 1 mai 2012

Se mettre à la place des autres ou...

mettre les autres à leur place.

C'est la différence fondamentale entre la pensée non-raciste (celle qui n'imagine pas les races) et la pensée raciste (celle qui se persuade que les races sont).

S'imaginer l'autre. S'imaginer être l'autre. Se mettre à sa place.
C'est l'être humain. C'est être humain.
Réciprocité. Reflet mutuel. S'.

Imaginer l'autre. Concevoir l'autre. Le mettre à sa place.
S'inventer soi-même comme autre.
C'est l'être in-humain. C'est être inhumain.
Hiérarchisation. Classification. Des images dans des boîtes. Inversion. Perversion. Négation.

Le refus de l'égalité.

Noir - Blanc Blanc - Noir

Mots
Idées
Irréconciliables.

vendredi 27 avril 2012

Why does it bother you when people call you...

black / white / yellow / red ?

You were never asked that question ?

I was.


So, I reply with an other question: "Why doesn't it bother you ?"

Why doesn't it bother you to be defined racially ?
Why doesn't it bother you, to be applied a color that isn't even a skin color, to be reduced to "that", to that racial object ?

Why doesn't it bother you to be taken away from your own self and reified ?

Why doesn't it bother you to be "proud of your race" ?

Because, it doesn't bother me at all, not at all, not to belong to a race.

Not at all.

Who said I must be racially defined ?
Who said it is an obligation ?

Is it not racists ?
First those that created races. Then those that inserted them in the laws. Then those that exploited them. Then those that expressed their race pride. Then those that continue to use those terms without even knowing what they are referring to.

jeudi 26 avril 2012

Denying your race. Renier votre race.

An amazing, extraordinay (really) and powerful speech by Walter Mosley. An appeal to "white people" to deny their "race" as a start to the deconstruction of racism.

Un discours extraordinaire (vraiment pas ordinaire) et puissant de Walter Mosley, auteur américain. Un appel aux "blancs" à renier leur "race" comme début de la fin du racisme...

Walter Mosley, Brooklyn Academy of Music, January 2011.

Blanc Noir Jaune Rouge

Pourquoi se faire des noeux au cerveau avec les mots que les racistes ont inventés?

Noir, blanc, jaune, rouge. 

Vous pouvez les retourner dans autant de sens que vous le souhaitez. Ils sont les boîtes dans lesquelles ils se sont mis et ont enfermés les autres.
Pour que nous oubliions notre commune humanité.

Ils les ont choisis, ces mots-ci, parce qu'ils avaient un sens (qui remontait à l'Europe du Moyen-Age).

Ils n'ont jamais été sensés définir QUI nous sommes mais CE QUE nous sommes supposés être dans LEURS esprits.

"CE QUE" parce que ce furent d'abord des mensonges, puis des définitions LEGALES. Dans les lois de la Virginie de la fin des années 1660 qui DECIDERENT que les Africains étaient "noirs" et *donc* esclaves pour toujours, et dans le Code Noir français qui établit exactement les mêmes choses.

ça fonctionne toujours, 300 ans plus tard, dans nos esprits.

Je comprends que les Afro-Américains (je considère qu'une référence géographique est plus juste qu'une référence raciale, elle s'applique à tous les Africains de la diaspora américaine) continuent à s'appeler "noirs" comme tentative de "posséder" la définition que ceux qui se sont appelés "blancs" leur avaient imposé.

Mais... cela ne change rien au fait que ces mots désignent des races et que les races sont les pierres de touche du racisme...

Posts to come - A venir, en préparation

"Qu'est-ce qu'ils sont beaux ces métis"

Les mystères de l'Egypte (et de l'Afrique !)

The Mysteries of Egypt (and Africa !)

The un-naturalness of race/ La race, ce n'est pas naturel

Whether you're black, white, yellow, green or purple...

La Haine due au racisme

Bandes dessinées, dessins animés ou comment apprendre la "race" aux enfants... et la rendre "normale"

Cartoons, comic strips or how to teach "race" to children... and make it seem "normal".

Le racisme, c'est quoi ?

What is racism ?

Usual/frequent reactions to pointing to racist elements / Réactions habituelles fréquentes à la dénonciation/désignation d'éléments racists.

Pourquoi ça te gêne qu'on dise que t'es ...

noir / noire / blanc /blanche / jaune / rouge ?

On ne vous a jamais dit ça ?

Moi, si.



Alors, ma question, c'est "Pourquoi ça ne vous gêne pas, vous ?"

Pourquoi ça ne vous gêne pas, qu'on vous définisse par la race ?
Pourquoi ça ne vous gêne pas, qu'on vous applique une couleur qui n'en est pas une, qu'on vous réduise à "ça", à cet objet racial ?

Pourquoi ça ne vous gêne pas qu'on vous prenne à vous-même, et qu'on vous réifie ?

Pourquoi ça ne vous gêne pas d'être "fier de votre race" ?

Parce que, moi, ça ne me gêne pas, mais alors, pas du tout, de ne pas appartenir à une race.

Pas du tout.

Qui a dit que je devais adhérer à la pensée raciale ?
Qui a dit que c'est une obligation ?

A part les racistes ?
D'abord ceux qui ont inventé les races. Puis ceux qui les ont mises dans les lois. Puis ceux qui les ont exploitées. Puis ceux qui s'en sont dits fiers. Puis ceux qui continuent à utiliser ces termes sans même savoir de quoi ils parlent.

mercredi 25 avril 2012

Le "noir et blanc" ou le paradoxe anti-raciste

Vous avez souvent vu ces images, par exemple, de chat noir et chat blanc lovés sur un coussin,

ou ces représentations en noir et blanc d'être humains stylisés, bien délimités par les "couleurs" noire et blanche.

Ces peintures en noir et blanc, faites de taches, ronds et points. De mains et de pieds. De têtes.

Ces photographies en noir et blanc, qui nient la couleur, la nature, pour représenter les deux extrêmes chromatiques, ces couleurs qui n'en sont pas:
le noir (absence de couleur)
et le blanc (toutes les couleurs du prisme ensemble).

N'est-il pas paradoxal que les couleurs de base de la théorie des races, soient aussi celles de l'anti-racisme "marketing", celui de l'image, de l'apparence lissée, moderne, artistique, de la simplicité explicative,

ou

de l'explication simpliste ?

Combattre le racisme par le racisme... 
Se rassurer dans la limite de nos possibilités ? de notre volonté ?
Rester prostrés aux confins de la simplicité ?

Comment le noir et le blanc, le blanc et le noir, pourraient-ils nous libérer de la pensée raciale, alors qu'ils en sont les paradigmes même ?

Comment espérer sortir des races en les assénant et les assumant encore plus clairement ?
Ou obscurément ?

Comment dire ensuite, qu'il n'y a ni noir, ni blanc, que des êtres de chair, de peau, d'yeux, de cheveux, de couleurs aussi variées qu'il y a de gènes ?

Comment dire ensuite, "non, tu te trompes, ils te trompent, je ne suis pas noir, je ne suis pas blanc, je suis pas noire, je ne suis pas blanche" ?

Face à la puissance de l'image manipulatrice.
Face à la manipulation de l'image toute puissante.
Face à l'imagination puissante de l'image.

Mélanine. 
Du beige claire au brun foncé.
                                                   Du bleu clair au brun foncé.
                                                                                                   Du blond clair au noir.

Ni noir, ni blanc. Ni blanc, ni noir. Ni blanche, ni noire. Ni noire, ni blanche.

trouvée ici http://collegeeugenedubois.wordpress.com/2011/03/23/le-racisme/
image trouvée sur une page web d'un collège

Pourquoi pas le rouge et le jaune ? Parce qu'ils ont compris.
Parce que le racisme n'a qu'un but, maintenir le blanc. Le noir.

Il faut réaffirmer notre être. Etre nous. Humanité.
Pas raffermir leur pensée.




mardi 24 avril 2012

More reflections on Makode Linde's cake


"Makode made the Culture Minister Liljeroth and her spectators laugh while cutting the cake, instead of showing empathy to the theme of FGM."

Did he ? Or did THEY laugh ? That is the problem. I asked him on his FB if there had been people leaving the room or not even entering it at all as a gesture of refusal to participate in the "performance". He replied that there had been all kinds of reactions, including one he said he "couldn't" describe (?). Now I can't see my post on his wall anymore.

"the black race that he also genetically belongs to".
He would if "race" had a genetic basis. It is dangerous to criticize pieces that have a racist aspect and at the same time not be careful about one's own representations...

But.... somehow I *think* (that's where my analysis of this has led me so far) that Makode's goal was not FGM, but rather to show "us" (and them ?) that racists are racists, ie that their racism makes them totally insensitive to its effects.

The "performance" appears like a "mise en abîme" (damn I don't know how to translate that) of the effects of racism, with a kind of cascading layering of reactions that reflect the multiplicity of possibilities, depending on one's background and knowledge. This is why the author of this article makes a difference between the African and the African-American reactions and also finds reasons to evoke Linde's own background.
The problem being, if Linde's goal was indeed to provoke that snapshot exposing the Whites' continuing racism, that he indeed did nothing "against" FGM.

But at the same time, it may have been a way of saying, "this is none of your business, let the Africans take care of it, you have put your nose in their business (their private parts) long enough, to the point of literally eating them up, and this has made things worse for them, not better, last time I noticed."

If that's what he has done, then it is interesting, but do they understand it ? That's the problem. But it is the problem with racism as a whole.
How do you make a racist aware of his/her racism ? Observers can see it, but the actor doesn't. That's exactly what that performance did, right ? A picture of that scene. So will the actors manage to step back to the observers' stance and see themselves being racist ?

Ce que le racisme fait. Fait faire. L'exemple du Congo.

L'histoire de l'arrivée des Européens au Congo, avec dans la tête l'idée qu'ils sont des êtres supérieurs, permettant de justifier l'exploitation de "l'autre". 


L'histoire du Congo a été particulièrement horrible du point de vue de l'exploitation justifiée par le racisme. Le roman de Joseph Conrad, "Heart of Darkness" dépeint l'horreur de ce que les Africains de cette région très riche (en ressources) ont subi.

vendredi 20 avril 2012

The Imposture of the Caucasian

How many people from the USA and the UK have ever traveled to the Caucasus ?

Oh, so few ? How come ? They're supposed to be Caucasians, right ? Why not go visit their ancestors' place ?

Oh, well, then maybe they know. They know that their ancestors actually have nothing to do with the Caucasus.

They know that the "Caucasian" is just another racist imposture, a lie and a voluntary confusion of facts.

The Caucasians were a people of warriors and horsemen, they have a recent history of fighting the northern invader, Russia. That's another "white" people, isn't it ? With plenty of racists there who despise the people of the Caucasus (the real Caucasians) and treat them like n...s... Yes !

The Caucasian women used to be the slaves that are pictured in the wonderful Harem paintings of the 18th century of the Ottoman Empire and the prostitutes that pleased the European man in the brothels of the Mediterranean in the same century.

In one the ideological twists that is the secret of racism, they were "admired" (as whores are) for the "brightness" of their skin and the "blush" on their cheeks. That's maybe why the racists thought "Caucasian" would be a good reference for "whiteness" (I still have to dig into that). Out of pure fantasy.

Most Caucasians are also Muslims (like the Chechens) or worship other deities, like the Sun. But that, Americans don't know. They allow the law to call them Caucasians. Without even knowing what it refers to.

That is a very strange way to build one's identity.

A racist cake by Makode Linde

This "thing", if not disgust, might bring discussion among people who know what they are talking about. 

That is the problem. What about those, (like the people in the room) who don't know a thing ?

Here is my take on this... 
It seems to me that Africans have been objectified enough so that one doesn't have to add another layer of it (in the form of cake and distasteful charcoal chocolate glazing). 

This is obviously not offensive to the "whites" in the room, they are obviously not laughing out of "embarrassment".

If only they could leave Sarah Baartman alone... Even after 150 years, they won't let her soul rest.

Also, it is yet another misconception from the west (even though the artist is "black") to think that excision is practiced only in Africa (as if it was something "reserved" for the black woman's body). It is also practiced in other countries. The art piece and artist may have as a goal to denounce excision, but in the end the accused will be the “black” man/ African / Muslim man (as always).

His performance deliberately concentrates racist representations... To "provoke", they say.

Sarah Baartman is the archetype of the African women being used, exploited, dissected, "eaten" up by white society at "tea time", for entertainment.

It is quite obvious, and if it is not, then it is part of the analysis of that art object... there obviously are references to other objects, and in that very case, the "Afromantics" the artist refers to cannot be without the very "character" of Sarah Baartman... the "invented" African woman at the period during which race-ism became racism and romanticism was at its peak. She was not representative of the average African woman and yet she became “her” in the eyes of Europeans.

Cuvier (a French naturalist) and others had her put in different jars, in particular her genitalia. As you preserve vegetables. Or herbs. Or medicine. As if they hoped that somehow they could later on get some kind of aphrodisiac out of it. It was already gravitating around the "private" (how private, right ?!) parts of the African woman.
It is still. To "preserve" it -they say-, again (African female genitals are very precious to the white man it seems). But now they are invited to eat it and they do...

The confusion and disturbance around this piece of "art" comes from the confusion it contains in itself.

It certainly hasn't achieve anything as far as female genital mutilation or racism. As yet.

Let's just hope discussions around it will bring up real arguments, discussions and elements of history that will not be dismissed with a "no repentance" 
instead of will to learn and take responsibility in the present.


I am not sure that most light-skinned people "can" (that is have enough knowledge and will, because "white" societies haven't taught them how to) really grasp what behind this. It is not going to be "a piece of cake", for sure, to turn around centuries of racist ideology with a such a piece of cake.

mercredi 4 avril 2012

Racial equality ?

Another oxymoron.

Race IS the tool of separation, alienation, classification, layering.

How can it be the epithet of equality ?

This is an un-achievable goal because it was never meant to be.

Race was meant to be a paradigm of in-equality.

Either there is race and inequality,

or

there is no race and equality.

Humanity. In all its diversity.

White, black, yellow, red


Why bother with the words the racists used ? 

White, black, yellow, red. 

You can turn them around as much as you want. They were boxes in which they put themselves and others. 

So that we forgot our common humanity. 

They chose them because they had a meaning that dated back to the European Middle Ages.

They were never meant to define "WHO" we are but "WHAT" we are supposed to be in THEIR minds. 

"WHAT" because these were first LIES and then LEGAL DEFINITIONS. In the Virginia laws of the late 1660s that DECIDED Africans were "blacks" and *therefore* slaves for generations and in the French "Le Code Noir" which stated the exact same thing. 
And it still works 300 years later, in our minds.


Now, I can understand that African-Americans (which I think is a more accurate political description) would continue to call themselves "black" as a way to "possess" the definition that those who called themselves "whites" imposed on them. 

But it doesn't change the fact that these words designate races and that races are the fundamentals of racism...

lundi 2 avril 2012

Racial justice ?

race

just

Can race be just ?

Can justice be racial ?

Race was invented to support injustice.

The injustice of the exploitation of "others" by Europeans was justified by race.

How can justice be racial ?

How can race be just ?

just

race ?


dimanche 1 avril 2012

Trayvon Martin, race and bullying in the USA

The fact that George Zimmermann hasn't been tried, not even arrested, 
that millions of people have protested it, 
that some portions of the American population are after Trayvon Martin's memory 
instead of after Zimmermann's wrongdoings and calling for the law to be applied says a lot about the state of things in the USA.


It is what we call "un dialogue de sourds" in French and looks very much like what happens in "bullying": the victim becomes the accused. 


Most African-Americans find it increasingly difficult to exchange with most European Americans because the latter never listen to the former.


They never listen because their thinking has been formatted so that they can't hear what "Blacks" say and have to say. 
They have been formatted to despise anything coming from their dark-skinned fellow-citizens. They are so sure of themselves that they accept even the most hideous lies from the most hideously racist portions of American society.


Zimmermann's defense has started as lies, continues in the form of lies, and will hopefully not end up as lies, because it would mean that the country and its laws have completely failed the victim. It would mean that they have helped the murderer look like a victim. That they have been manipulated into crushing the victim.


Is America really fighting against bullying ? Because this is bullying:
I beat you, I killed you, but you were looking for it, you were the one guilty of something, you were not trustworthy, and I will move the spotlight from me to you. 
You will be accused and you will have to defend yourself, even if you're already dead. 
You will even be accused of defending yourself. 
People will start losing trust in you. They won't be as confident anymore in the belief they had that you were an innocent child. 
They will start thinking maybe there was a reason ? Maybe HE did something. 



That is how Narcissistic Personality Disorder works. 

That is how individuals with a narcissistic personality disorder CRUSH their victims even after they are dead (often they have pushed them to suicide, and they kill them another time by destroying their personality in other people's eyes). 

What is a racist if not an extremely deranged person with an extremely high narcissistic image of him/herself ? 
Spreading destruction, self-hatred and lack of confidence around him/herself.


mardi 13 mars 2012

Deconstruct the idea of a white race. A book to read.

Nell Irvin Painter, an American historian, has written a book going back to the roots of the idea of a white race. She shows how the construction of that idea is planted in antiquity, but took shape in the 18th and 19th centuries in northern Europe.

"The History of White People"


vendredi 9 mars 2012

"Anti-white racism"


"Anti-white racism" is an oxymoron.
Anti-white racism makes no sense.
In our societies (Europe, Americas, Africa), since it was invented, racism has always been a synonym of white supremacy.
Europeans invented the idea of race for that very purpose.
To talk about "anti-white racism" can have a meaning only in situations where individuals of other "races" than "white" exert a limited power over a limited space.
In other words, as long as we haven't gotten rid of the domination of "the white man", we will be stuck with racism as it was meant to be by those same "whites".
To be white, one has to adopt the dominant state of mind, to be black, one has to accept to adopt the word, and the attached history and meaning.
It is everyone's right, and even duty, to reject this system of thought, this defining and identifying system. No one is forced to accept, though in some societies, "race" is so strongly and institutionally enforced, that it becomes difficult and complicated to dismiss it.
One can come closer to others when one witnesses rejection. "Gregarious instinct" or obvious rejection often stem from subsequent and repeated rejection that pushes people to renounce trying to approach others, not from "anti-white racism". 


Otherwise, there is pure and simple stupidity. And that is difficult to overcome...

Le "racisme anti-blanc"


"Racisme anti-blanc" est un oxymore. 

Le racisme anti-blanc est un non-sens. 

Dans nos sociétés (Europe, Amériques, Afrique), depuis son invention, le racisme a toujours été synonyme de suprématie blanche. 
Les Européens l'ont inventé pour ça. 

Parler de "racisme anti-blanc" n'a de sens que dans des situations de "mini pouvoir" d'un individu "non-blanc" dans une zone bien délimitée... et démontre une ignorance profonde des sociétés suprémacistes blanches qui sont propres aux endroit où les Européens ont émigré et se sont installés et à l'Europe elle-même. 

Autrement dit, tant qu'on ne se sera pas débarrassés de la domination du "blanc", on sera toujours dans le racisme tel qu'il a été voulu par ces mêmes "blancs".

Raconter l'histoire et expliquer les faits tels qu'ils se sont déroulés (dans un contexte raciste), ce n'est pas être "raciste anti-blanc", c'est dévoiler le racisme qui suppose la supériorité "raciale" du "blanc auto-défini". L'Historien qui se comporte en véritable scientifique n'est pas "raciste", il analyse le "racisme". Nuance.

Tout comme parler de racisme ne le crée pas, il existait avant.

mercredi 7 mars 2012

Time flies...

Hi visitors, 
time flies... and I haven't been able to work on the ten or so posts that I have started. But it will come. Gush all at once...
Here are the themes I am working on: "colors or races ?", "racism and/or hatred", "what is racism ?", "the Mysteries of Egypt", "Disney and racism", "racism or not ?"


Bonjour chers visiteurs et visiteuses, 
le temps passe tellement vite... Je n'ai pas trouvé le temps de travailler sur les dix ou plus articles que j'ai commencé. Ils vont tous arriver... en même temps.
Voici les thèmes que je prépare: "couleurs ou races ?", "racisme et/ou haine ?" "le racisme, c'est quoi ?", "Les Mystères de l'Egypte", "Disney et le racisme", "racisme ou pas ?"

Dean Atta's Nobody's Nigger traduction en français


Traduit par moi, traduction personnelle, non officielle. 
Postée après autorisation de Dean Atta. 

I Am Nobody's Nigger. (Je ne suis pas ton Négro)
Ne m'appelle pas Négro.

Rappers when you use the word "nigger" remember that's one of the last words Stephen Lawrence* heard, so don't tell me it's a reclaimed word.

Rappeurs, quand vous utilisez le mot “négro”, souvenez-vous que c'est le dernier mot que Stephen Lawrence a entendu, alors ne me dites pas que c'est un mot qui vous appartient.

I am nobody's nigger
Ne m'appelez pas négro
So please, let my ancestors rest in peace
S'il vous plaît, laissez mes ancêtres reposer en paix
Not turn in their graves in Jamaica plantations
Ils vont se retourner dans leurs tombes des plantations de Jamaïque
Or the watery graves of the slave trade
Ou dans les fosses remplies d'eau du Commerce triangulaire
Thrown overboard into middle passage
Jetés par dessus bord pendant la traversée
Just for insurance claims
Pour réduire les frais d'assurance
They were chained up on a boat
Enchaînés sur un navire
As many as they could manage and stay afloat
Autant qu'on pouvait y charger sans couler
Stripped of dignity and all hope
On leur avait arraché leur dignité et enlevé tout espoir
Awaiting their masters and European names
On allait leur donner des noms européens
But the sick and the injured were dead weight to toss
Mais les malades et les blessés, c'était du poids mort
And Lloyds of London would cover that cost.
Et la compagnie Lloyds** de Londres ne couvrirait pas ce coût-là.

I am nobody's nigger
Ne m'appelez pas négro
So you can tell Weezy and Drake
Vous pouvez dire à Weezy et Drake
That they made a mistake
Qu'ils se sont trompés
I am nobody's nigger now
Tu as compris ? Ne m'appelle pas négro
So you can tell Kanye and Jigga
Tu peux dire à Kanye et Jigga
I am not a nigger... in Paris
M'appelle pas négro... à Paris
I'm not a nigger in London
M'appelle pas négro à Londres
I'm not a nigger in New York
M'appelle pas négro à New York
I'm not a nigger in Kingston
M'appelle pas négro à Kinsgton
I'm not a nigger in Accra
M'appelle pas négro à Accra
Or a nigger with attitude in Compton
M'appelle pas négro stylé à Compton
Cos "I don't wanna be called yo nigga"
Parce que “je ne veux pas qu'on m'appelle “hé négro””***


How were you raised on Public Enemy
Comment as-tu pu grandir en écoutant Public Enemy
And still became your own worst enemy?
Et quand même devenir ton pire ennemi ?
You killed Hip Hop and resurrected headless zombies
T'as tué le Hip Hop et fait ressurgir des zombies sans tête
That can't think for themselves or see where they're going
Et sans cerveau et qui vont droit dans le mur
Or quench the blood lust because there's no blood flowing
Qui ne peuvent assouvir leur soif de sang parce que la vie est partie
In their hearts, just in the streets
De leurs coeurs, juste dans la rue
They don't give a damn as long as they eating
Ils s'en foutent tant qu'ils ont quelque chose à manger
Their hearts ain't beating, they're cold as ice (bling)
Leurs coeurs ne battent pas, ils sont froids comme la glace (bling)
Because they would put money over everything
Parce qu'il placent l'argent avant tout autre chose
Money over self respect or self esteem
L'argent avant le respect de soi et leur amour-propre
Or empowering the youth to follow their dreams
Oublient de s'occuper des jeunes qui ont encore des rêves
Stacking paper cos it's greater than love it seems
Ils entassent les billets, on dirait que c'est plus fort que l'amour
Call me "nigger" cos you're scared of what "brother" means
Appelle-moi “négro” parce que tu as peur de ce que “frère” veut dire

To know that we share something unspeakable
De savoir qu'on partage quelque chose d'indicible
To know that as high as we rise we are not seen as equal
De savoir qu'aussi haut qu'on parvienne, on n'est toujours pas perçu comme égal
To know that racism is institutional thinking
De savoir que le racisme, c'est de la pensée institutionnelle

And that "nigger" is the last word you heard before a lynching.
Et que “négro”, c'est le dernier mot que tu as entendu avant d'être lynché.

Released by: Dean Atta
Release/catalogue number: TCABD1247656
Release date: Jan 20, 2012
ISRC: 85-970-75-42630

** Lloyds est une compagnie d'assurance anglaise créée en 1688 comme beaucoup d'autres grande compagnie européennes, banques incluses, qui ont prospérées grâce à la traite transatlantique et l'esclavage aux Amériques.
*** “I don't wanna be called no nigga” est une chanson du groupe de hip hop Public Enemy.


mercredi 29 février 2012

C'est pas nous, c'est "eux".

Ou la technique du retournement pour détourner le regard des coupables et accuser les victimes.

L'agression verbale contre le couple Montebourg-Pulvar et les réactions à cette agression de la part de Mme Le Pen et des sympathisants d'extrême droite est révélatrice d'une attitude assez fréquente.

Mme Le Pen a qualifié "d'ignoble" la réaction de M. Montebourg et Mme Pulvar, qui ont expliqué qu'ils pensaient que leurs agresseurs étaient des sympathisants du Front National vu qu'ils ont crié "la France Bleu Blanc Rouge" et "Le Pen présidente".

C'est assez typique. On retourne l'ignominie contre les victimes ! De quoi se plaignent-ils ? Les vraies victimes, ce serait les pauvres petits Français ("blancs", bien sûr). C'est bien connu, les victimes du racisme, ce n'est pas ceux qu'on croit.

Après les déclarations sur l'inégalité des civilisations (pour ne pas dire "races", qui serait puni par la loi) de M. Guéant, face aux réactions indignées, les "ténors de la droite" en ont allègrement rajouté en criant aux "attaques indignes" de la gauche !